Le 24 décembre au soir, (veille de noël), je me trouvais dans une grande détresse, ma fille de 20 ans m’avait frappé et à la suite de cela, j’ai bu une quantité certaine d’alcool accompagnée d’un bon cocktail de lexomil. J’ai dû quitter la maison familiale et une fois de plus j’ai appelé Béa (Mme GRIOT à l’aide) malgré ma culpabilité de la déranger un soir ou tout le monde est en famille j’avais un impératif savoir où dormir.

Béa est arrivée de suite abandonnant mari et enfants afin de me porter secours l’alcool et les médicaments aidant mes propos ne devaient plus être très compréhensibles.
Naturellement, elle m’a offert de dormir dans son cabinet sans me poser aucune question. Mon visage tuméfié devait être suffisamment éloquent (surtout que ça ne faisait pas la première fois que Béa me récupérait chez moi après des coups portés ou des situations ou j’étais au bout).

Je poursuis mon récit, j’ai rapidement sombré dans un semi coma (j’ignorais que Béa m’avait veillé une partie de la nuit afin qu’il n’arrive rien de fâcheux. (Cela me fait encore monter les larmes aux yeux car peu de personnes font preuve d’autant d’empathie).
Il n’était alors pas concevable que je rentre chez moi le lendemain, Béa m’a proposé de rester chez elle, dans son cabinet. Cela m’apparut comme une évidence, il me fallait écouter Mme GRIOT, je me suis donc installée momentanément.
Mon esprit était je dois le dire, à ce moment très perturbé entre une envie de fuir, d’oublier ma misérable vie ou bien d’y mettre un terme.

Au fil des jours où j’ai alterné de grandes phases de sommeil et d’éveil, j’ai ressenti tout d’abord que j’étais en sécurité ce qui ne m’étais pas arrivé depuis longtemps, cela m’a permis de me détendre et de me reposer. (Le repos est pour moi essentiel).

Le lendemain, je m’autorisais à repenser à ce qui m’étais arrivé, je me souviens avoir beaucoup pleuré, puis, de nouveau le calme est revenu en moi.
Nous étions le lendemain de Noël, j’étais seule mais je me sentais en paix avec moi-même. Cet endroit m’a à la fois apporté la sécurité, la paix intérieure et j’arrivais même à me projeter dans la vie. C’était magique, tout simplement Magique, je n’avais plus envie de quitter cet endroit; je ne ressentais que de bonnes choses étant donné les circonstances, il n’y avait en moi ni haine, ni culpabilité, ni mauvaises pensées.

Durant ce séjour, Mme GRIOT s’est faite discrète, cependant je ressentais sa présence et surtout j’appliquais ce que j’avais appris grâce à nos séances de magnétisme.